Dépêche de presse
23 mai
Constitution : 6000 pour un NON syndical
  • Pourquoi cet appel ?

  • Appel de syndicalistes contre le projet de traité constitutionnel

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    Rassemblement des syndicalistes pour le non
    Vendredi 27 mai
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    Près de 6 000 syndicalistes membres de la CGT, de Solidaires, de la FSU, de l'UNEF, de la Confédération Paysanne mais aussi de l'UNSA et de la CFDT se sont clairement prononcés pour un rejet ferme du traité constitutionnel. Reprenant l'appel lancé en ce sens il y a 3 semaines par 500 responsables syndicaux, ils le font dans le droit fil des prises de position de leurs organisations syndicales. Pour eux, le vote du 29 mai s'inscrit très naturellement dans la
    poursuite de leurs mobilisations contre les politiques libérales que le traité entend "constitutionnaliser" : grève reconductible de 2003 contre la " réforme " des retraites, mobilisations unitaires de 2004 contre la " réforme " de la sécurité sociale, grèves dans les services publics depuis plusieurs années contre les " ouvertures à la concurrence ", les privatisations et autres externalisations, mobilisations unitaires dans l'éducation pour une école de la réussite pour tous, dans l'enseignement et la Recherche contre la Loi d'Orientation pour la Recherche et l'Innovation... Et ces derniers mois, mobilisations massives et unitaires du 5 février et du 10 mars contre l'augmentation du temps de travail et la baisse des salaires. Enfin, le 16 mai contre l'instauration d'un jour de travail gratuit.

    Ils savent que le combat sera infiniment plus dur si le 29 mai les salariés, les chômeurs, les jeunes et les retraités reçoivent un nouveau coup sur la tête mais aussi " dans leur tête ". Car c'est bien de cela qu'il s'agit ! Ces politiques, inscrites dans les différents traités et qui s'imposent depuis des années, ils les ont massivement refusées lors de manifestations internationales à l'appel des forums sociaux européens mais aussi de la Confédération Européenne des Syndicats à Gènes, Barcelone ou Bruxelles le 19 mars 2005… Et on leur demanderait aujourd'hui de les avaliser !

    Nous sommes très heureux de voir, à l'occasion de ce référendum, le débat européen se mener au plus près du terrain. Car il va falloir continuer, encore, pour construire l'Europe sociale, démocratique, politique, culturelle et humaine que nous voulons. Cette Europe que tous les forums sociaux européens, de très nombreux syndicats en France et en Europe savent indispensable pour qu'existent enfin à l'échelle de ce nouveau territoire une fiscalité, des droits sociaux, des services publics...
    Le repli hexagonal n'est pas notre horizon. Nous n'avons peur ni des travailleurs roumains, ni des lettons, ni même des chinois. Nous sommes tous embarqués dans la même galère et nous entendons bien ramer ensemble contre les méfaits du libéralisme.

    Qui peut douter qu'une victoire du Oui le 29 mai serait vécue comme la confirmation qu'aucune autre politique que celle menée depuis 25 ans par les libéraux n'est possible ? Tandis qu'une victoire du Non sera un encouragement et un nouveau souffle peut-être décisif pour tous ceux qui se battent et veulent aller de l'avant.

    Voilà pourquoi nous appelons les syndicalistes et tous les salariés à s'engager le 29 mai prochain en rejetant massivement le projet de constitution.

    Jean-Michel Drevon , Pierre Khalfa , Christian Pilichowski

     

     
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